Murmure de la source

Je laisse mes mains courir

Dans le reflet du ciel

Une pierre tombe et fragmente

Les nuages en ondes circulaires

Bientôt obscurcies par l’ombre des hommes

Je lève la tête et reçois la deuxième pierre

Alors les hommes m’enterrent jusqu’aux épaules

Et je vois le tas de pierres qu’ils ont préparé

Et qu’ils commencent à jeter sur ma tête

Chacune d’ elles entame la peau

Cogne l’os

Les ondes de l’eau sont devenues

Des ondes de douleur infinie

La chair éclate

Le sang gicle et coule

Dans ma bouche

Dans mes yeux

J’appelle les ténèbres apaisantes

Mais mon frère secoue mes épaules

Me force au réveil

M’oblige à la souffrance

Les hommes ont choisi ma longue agonie

Laver l’honneur

Détruire les traces de la faute

La faute

La faute d’avoir été violée

J’ai treize ans

Je m’appelle Layla.